Qu’est-ce qu’être DevOps chez un client ?

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Qu’est-ce qu’être DevOps chez un client ?

Véritable « couteau suisse de l’IT », le DevOps illustre parfaitement l’évolution du secteur de l’informatique depuis une dizaine d’années.

En effet, la transformation digitale a fait émerger de nouveaux besoins correspondant à des compétences hybrides, comme le DevOps qui combine à la fois le savoir-faire d’un développeur web et d’un administrateur système.

Essayons de comprendre la réalité de ce métier passionnant, en particulier dans le cadre spécifique de l’assistance technique, c’est-à-dire en prestation chez le client.

Pour cela, nous avons posé plusieurs questions à François, DevOps chez Ozitem travaillant pour un client dans le secteur bancaire.

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Peux-tu nous présenter ton parcours ? Comment devient-on DevOps ?

Je pourrais dire que j’ai un parcours atypique mais en réalité, c’est le cas de beaucoup de DevOps.

Pour ma part, j’ai commencé à travailler à la Société Générale comme graphiste !

Par la suite, je suis devenu modélisateur 3D puis j’ai fait mes armes dans le développement web. J’ai ensuite travaillé sur un projet SCCM (System Center Configuration Manager) pour BNPP où je devais développer l’administration des comptes de messagerie.

C’est à cette occasion que j’ai commencé à toucher à l’automatisation qui est à la base du métier de DevOps.

Comment expliquer ce qu’est un DevOps à une personne qui ne connaît pas le monde de l’IT ?

Un DevOps c’est avant tout un gros fainéant (rires) ! Il n’a pas envie de faire deux fois de suite la même chose alors dès qu’il peut, il automatise.

Je le dis en plaisantant mais c’est un peu l’état d’esprit qu’il faut avoir : toujours se demander « tiens, et si je prenais le problème différemment pour que je n’ai plus à le résoudre ensuite ».

Le grand intérêt de cette démarche, c’est qu’outre le gain de temps, c’est aussi la garantie d’éviter les erreurs.

Même si les machines ne sont pas infaillibles, elles commettent quand même moins d’erreurs qu’un humain pour certaines tâches.

Ensuite, le DevOps est là pour animer, pour intégrer les équipes dans les ateliers au quotidien, pour communiquer. Ce n’est pas un métier de soliste, bien au contraire.

Qu’est-ce qui, selon toi, rend le métier de DevOps particulièrement passionnant ?

Le fait d’être multitechno !

Par exemple, durant ma carrière j’ai touché à de l’infra, du middle ware, du DBA, de l’intégration oracle, du déploiement de VM puis du Docker, en enfin du Kubernetes.

En ce moment, je développe sur BIG-IP (partie VPN). Petite anecdote : je ne connaissais pas BIG-IP il y a 15 jours.

Quelles sont les différences entre être DevOps chez un client et l’être en tant qu’employé ?

Je pense qu’il n’y a pas vraiment de grosses différences, ça reste le même métier. Que ça soit chez un client ou au sein d’une entité, le DevOps doit faire preuve d’une vision globale.

La principale différence, et c’est à notre avantage, c’est qu’on est souvent jugé plus neutre par rapport à nos propositions.

En quelques sortes, on cherche à aller dans le sens du projet, pas à se mettre en avant ou à vouloir la place de quelqu’un.

Un autre point est peut-être la capacité à amener des idées nouvelles. Par exemple, j’ai réalisé beaucoup d’automations SCCM chez des clients, tout en proposant des solutions alternatives et en les mettant en garde contre les limites de leur choix. Nos conseils sont écoutés.

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Quelle sont typiquement les choses que fait un Devops dans la journée ? Est-ce qu’il passe surtout du temps en réunion ou bien plutôt se penche-t-il sur des problématiques techniques ?

Le DevOps fonctionne en permanence en mode agile.

Durant la journée, il peut avoir des réunions, mais dans 70% des cas il passe son temps à développer en restant en contact avec les équipes qui l’ont sollicité.

Malgré les préjugés, un DevOps fait face à beaucoup de relationnel lors d’une journée type. Par exemple, le relationnel permet d’intégrer des métiers au sein de DSI mais également au sein de la MOA.

Pour ce qui me concerne, je fais aussi de la pédagogie pour que l’automatisation ne soit pas perçue comme une façon de délégitimer le travail de certains, mais bien pour améliorer la chaine de production.

Quelles sont les types de situations marquantes que l’on peut avoir dans une journée de travail en tant que DevOps chez un client ?

Le plus marquant, c’est l’impératif de mise à niveau immédiate !

Par exemple, pour ma première mission à la Société Générale, j’ai dû comprendre comment fonctionnait un nouvel outil en moins de deux semaines : ses fonctions, son code, son SI, tout !

Nous avons le devoir d’être opérationnel très rapidement. C’est d’ailleurs pour cela que j’apprécie le soutien mis en place par Ozitem.

Certaines missions semblent irréalisables tellement la courbe d’apprentissage d’un langage ou d’une solution semble raide. Pourtant, à force d’échange avec des collègues, on y arrive !

Que dirais-tu à un DevOps qui serait tenté de rejoindre Ozitem ?

Je parlerais du côté humain, indéniablement ! Je m’épanouis pleinement ici car je me sens appartenir au groupe.

Il y a d’autres arguments côté technique que l’on pourrait trouver ailleurs mais l’humain, c’est une force rare.

Malgré une charge de travail conséquente, les salariés d’Ozitem sont soutenus, surtout dans les moments de rush. C’est plus qu’appréciable.

Je souhaite participer à des projets passionnants  avec Ozitem !