14 challenges auxquels les DevOps font face en 2022

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14 challenges auxquels les DevOps font face en 2022

Les entreprises adoptent de plus en plus une approche dynamique orientée client. Si cette méthode permet de répondre de manière plus juste aux attentes des clients, elle nécessite de développer et de délivrer plus rapidement des applications. De plus, la demande digitale est croissante. Pour y faire face, il est nécessaire de réduire les temps de développement et de déploiement des logiciels et applications.

En réponse à cette évolution, Patrick Debois lance en 2007 le mouvement DevOps consistant à unifier le développement logiciel (Dev) et les opérations système (Ops) et par la même occasion le terme DevOps. Le but étant d’accélérer le processus de développement et de déploiement des produits afin de gagner en agilité et de satisfaire les consommateurs.

Pour tenir ses promesses, la belle médaille du DevOps a cependant un revers. La transition d’une entreprise vers des pratiques DevOps ne se résume pas à placer dans un même bureau plusieurs équipes ni à utiliser des outils DevOps. Plusieurs challenges sont à relever pour y parvenir. Nous en avons relevé 14, les voici.

Les challenges associés à l’adoption du DevOps

1. Accepter le changement

Le changement est toujours difficile à accepter et à adopter. Cela l’est d’autant plus avec la relative complexité de la transition vers le DevOps. Dire seulement à ses équipes qu’elles doivent évoluer ne permet pas une bonne mise en place du modèle DevOps. L’évolution vers cette pratique de développement logiciel doit au contraire paraître naturelle.

L’une des meilleures choses à faire est d’intégrer la culture DevOps au fur et à mesure, en commençant par un petit produit. L’équipe de développement et les administrateurs système pourront d’eux-mêmes juger les bénéfices du DevOps dans la gestion de projet informatique. Cela entraînera un engouement et d’autres personnes désireront profiter de cette manière de travailler.

2. Passer d’un processus par silo à une collaboration transversale

Le développement logiciel est traditionnellement réalisé par des équipes spécialisées composées d’experts. Cependant, la culture DevOps implique une collaboration transversale entre les équipes responsables des produits développés. Le challenge est donc de mêler les chefs de produit, les développeurs, l’équipe marketing, et même les clients par le biais de commentaires, au développement du logiciel.

La culture d’entreprise devient alors importante pour favoriser la communication entre les équipes afin de réduire l’effet silo des méthodes anciennes de travail. Les compétences techniques de chacun doivent également évoluer et aller dans le sens de l’amélioration du dialogue entre les services informatiques pour un meilleur travail d’équipe.

3. Ne pas placer les outils DevOps au centre

Les outils DevOps servent grandement à l’application de la méthode de travail DevOps. Mais celle-ci n’est pas incarnée par les outils de gestion. Les pratiques DevOps réclament un changement de mentalité et l’adoption d’une nouvelle culture de travail. Le défi ici est de ne pas se laisser emporter par l’apprentissage et l’utilisation des outils DevOps.

Lorsque la structure est en place, le processus peut se définir, puis les outils nécessaires apparaissent. Pour réussir une bonne transition vers le DevOps, il est donc nécessaire de se concentrer avant tout sur ses équipes.

4. Éviter le conflit entre outils Dev et Ops

Le développement et les opérations informatiques utilisent habituellement des outils différents. Les mesures à suivre sont elles-mêmes différentes. Ainsi, réunir les équipes de développement informatique et d’administration système relève du défi. Quel logiciel ou quelle interface privilégier ?

Pour répondre à ce challenge, il est nécessaire de revenir au cœur du sujet, à savoir les objectifs de l’entreprise. Il faut donc conserver uniquement les outils les mieux adaptés à ces objectifs. Les outils obsolètes qui ralentissent le processus et les pratiques DevOps sont à se débarrasser.

5. Remplacer les applications héritées par des microservices

Le meilleur moyen de rester derrière ses concurrents est de conserver une ancienne infrastructure. Les anciennes plateformes et les logiciels désuets ne répondent pas aux exigences du DevOps. Or, c’est lui qui permet une amélioration continue du développement d’applications, et par conséquent des gains financiers pour l’entreprise. Le développement et l’innovation passent donc par l’utilisation de nouvelles architectures de microservices.

Oui, mais les microservices accroissent la complexité. Le challenge du DevOps est alors de mettre en œuvre l’automatisation, la gestion de la configuration et la livraison continue. Ces actions contribuent à gérer les charges de travail supplémentaires liées aux microservices.

Les challenges associés à la mise en œuvre du DevOps

6. Bien comprendre ce que signifie DevOps

Le terme DevOps existe depuis 2007 et de nombreuses entreprises l’ont mis en place. Malheureusement, tout le monde ne comprend pas la réelle signification du mouvement DevOps. Et certains pensent que ce modèle de travail remplace d’autres méthodologies de développement logiciel, comme les méthodes agiles. Or, les pratiques du DevOps peuvent être complémentaires aux méthodes agiles.

Le défi des responsables et des ingénieurs DevOps est d’éduquer les collaborateurs afin de créer de véritables équipes DevOps. L’objectif étant de stabiliser et de rendre efficaces les processus de développement.

7. Établir un plan commun et compris par tous

La première étape de travail consiste en la création d’un plan. Sans celui-ci, les équipes ne peuvent pas prétendre réellement travailler en mode DevOps. Le plan permet d’estimer les délais de développement, de savoir où aller et à quel moment on se situe à chaque étape du cycle de vie des applications.

L’élaboration d’un plan commun et compris par tous est essentielle, en particulier en cas de manque d’expérience professionnelle en DevOps des équipes.

8. Choisir ses outils DevOps

Deux niveaux de difficulté sont à relever concernant le choix des outils DevOps :

  • Ils sont nombreux et souvent intimidants (Git, Jenkins, Kubernetes, Microsoft Azure, Terraform, Trello etc.).
  • On manque souvent de connaissances sur les outils DevOps.

Les outils DevOps prennent en considération les principes CI/CD (intégration continue et livraison continue). Ce que ne font pas les anciens outils traditionnels. Pourtant, par souci de confort de nombreuses équipes continuent d’utiliser des outils désuets.

Ici, le défi du DevOps est de choisir le bon outil d’orchestration. Pour cela, il sera intéressant de prendre conseil auprès d’experts dans le domaine, comme le groupe Ozitem.

Les challenges concernant la mise à l’échelle du DevOps

9. Suivre une approche ascendante

Habituellement, les changements sont imposés par la direction, même en matière d’outils et de plateformes informatiques. Le DevOps incite à fonctionner différemment. En effet, ceux qui connaissent le mieux comment faire le travail sont les développeurs et les opérateurs. La philosophie DevOps implique donc une approche ascendante afin que les équipes décident d’elles-mêmes des outils et plateformes à utiliser.

Faire accepter ce fonctionnement différent peut être difficile. Le mieux étant de démontrer les avantages et l’intérêt à adopter des outils et plateformes adéquats.

10. Innover rapidement grâce à l’automatisation

L’objectif principal du DevOps est de raccourcir les cycles de publication. Oui, mais produire plus vite et proposer rapidement un produit signifie aussi moins de temps pour créer, tester et modifier le cas échéant. Les processus manuels sont donc à éviter, au risque de prendre du retard.

Automatiser des processus répétitifs permet de gagner du temps. Cela demande une certaine adaptation et la modification du flux de travail habituel. Mais, l’autre avantage de l’automatisation est de réduire les erreurs humaines, permettant ainsi un gain sur le long terme.

11. Optimiser le pipeline CI/CD

L’intégration continue et la livraison continue sont des composantes de l’automatisation. Le pipeline CI/CD permet de réduire les coûts ainsi que le temps entre le développement et la production.

Le challenge ici est d’appliquer les normes de développement sans le ralentir, d’organiser ses équipes tout en respectant la politique de l’entreprise. À chaque organisation, sa solution.

12. Gérer la complexification du logiciel

Au fil du temps, une application peut se complexifier. Les besoins en environnements de développement, préproduction, tests et production grandissent d’autant plus. La gestion du logiciel évolutif devient elle-même plus complexe.

Pour relever ce défi, il est important de mettre en place un plan solide et d’augmenter l’agilité des équipes. Le fait de suivre une série d’étapes déterminées à l’avance permet de contrôler la gestion et d’accélérer le déploiement. La flexibilité du modèle agile autorise une avancée malgré la complexification du développement.

13. Sécuriser l’infrastructure

À l’instar de tout ce qui touche de près ou de loin à l’informatique, le DevOps mérite une attention toute particulière en termes de sécurité. La sécurisation du DevOps porte même un nom : le DevSecOps. Mais comment procéder à des déploiements sécurisés sans renoncer à la vitesse ?

Le meilleur moyen de réduire les ralentissements est d’intégrer la sécurité dès le début du processus de développement. Ainsi, les bogues seront détectés rapidement, les risques et les coûts calculés et réduits.

14. Évaluer les coûts de la mise en œuvre du DevOps

L’on pense parfois à tort que le DevOps permet de réaliser des économies. Or, cela est totalement faux. Le contraire est même plus juste : le DevOps est un coût supplémentaire. En revanche, ce qui est vrai, une méthodologie DevOps maîtrisée conduit à une augmentation des revenus. La raison principale est que l’entreprise offre plus de valeur à ses clients. Avec l’adoption des méthodes agiles et des pratiques DevOps, on estime une croissance de 60 % des revenus et des bénéfices.

La mise en œuvre du DevOps est un véritable défi pour les entreprises, car il n’y a pas de moyen de contourner ces frais supplémentaires. La meilleure chose à faire est de budgétiser de manière juste et réaliste la transition vers le DevOps. Un mauvais calcul conduira à bâcler la transition et à la rater. Un bon calcul permettra de réaliser des gains financiers. Alors, il est préférable de prendre son temps et de bien planifier la transition plutôt que de vouloir la faire vite.

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